29 août 2008
Soumise

Commentaires
Et c'est là que le geste fait sens...
voir la zébrure, voir les rayures sur la peau mordue...
Tenir le cuir qui s'agite, le faire vivre... Le serrer encore plus fort pour le maîtriser.
L'écouter déchirer l'air, l'écouter s'appesantir sur la peau ciblée, entendre son effet même si souvent le bruit perçu ne nous atteint déjà plus, car ivre de tous nos sens... Ecouter le silence, aussi bien celui de la pause que de l'arrêt...
Et toucher la cible, la main inerte, mais la langue dardée comme une pique...
Rythme
Ah, le rythme... C'est l'un des secrets.
La main, à mon sens, doit être arythmique, j'aime la faire dodécaphonique, avec des variations anarchiques, sans gamme, sans frontière, sans limite, la laisser libre sous cette fièvre. Et vous ?
Et qu'écrire sur cette musique qu'elle fait naître ? Puis-je vous avouer qu'elle trouble jusqu'au rythme du sang ?
Où...
Vers quels enfers ?
Je croyais qu'il n'en avait qu'un.
Là où les sens s'embrasent et sont embrasés, là où le juge est mort et le censeur aphone et aveugle, là où la décence recule et là où le plaisir prend une majuscule, là où les voiles attisent les désirs et les soulignent, là où les alcôves se rient des architectures, là où les pieds sont rarement nus, là où la main peu souvent inerte.
Cela est toujours le même enfer, mais il est vaste. Sans doute, le vôtre, l'est plus encore ?
























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Ambiguité
Est-ce le corps qui impressionne la page ouverte ou le cahier qui s'impose au corps nu ?
Image bien troublante en tout cas.